Belle nouvelle venue de Moulins : le mardi 12 mai 2026, les élèves inscrits en option théâtre au lycée Théodore de Banville ont donné deux représentations de Iphigénie ou Le péché des dieux sur la scène d’Yzeurespace, l’une l’après-midi, l’autre en soirée.
Dans ce texte, je propose une réécriture contemporaine du mythe d’Iphigénie, sacrifiée par son père pour pouvoir continuer la guerre. Un thème antique, mais que je crois toujours brûlant d’actualité : celui du sacrifice de la jeunesse au nom de la guerre. Voir aujourd’hui des lycéens s’emparer de ce texte, l’incarner et le porter jusqu’au plateau, c’est exactement ce que j’espère quand j’écris pour le théâtre — qu’une pièce continue de vivre, de se transmettre, et de parler à celles et ceux qui la jouent autant qu’à ceux qui l’écoutent.
Le spectacle, préparé depuis septembre par les élèves de première sous la direction de Marie Vallaude (professeure de SVT et de théâtre) et de Jean-Christophe Gonzales (professeur de lettres et de théâtre), a réuni quarante-huit lycéens sur le plateau — contre deux seulement à la création de l’option théâtre, il y a huit ans. Une deuxième pièce, Humains d’après Narcisse, était donnée en première partie par les élèves nouvellement inscrits.
Comme le rappelle Marie Vallaude : « L’option théâtre, ce n’est pas suffisant pour devenir comédien. Mais c’est un espace où les élèves peuvent s’épanouir, travailler leur rapport à la parole, à la confiance en soi et grandir grâce au collectif. »
C’est précisément ce que le théâtre m’a offert quand j’ai découvert la scène, étudiant, et qui ne m’a plus lâché depuis : un espace de transmission, entre les générations et entre les textes. Voir Iphigénie reprise, portée et incarnée par ces jeunes acteurs est une des plus belles formes de reconnaissance qu’un auteur puisse recevoir.
Merci aux élèves et à leurs professeurs pour ce bel hommage.
Article original : La Montagne

